lundi 24 novembre 2008

Ma job

Je viens de passer plus d'une semaine à travailler 11h jour pour le Salon du Livre. Avec 2x30min de pause.
11h à replacer des piles de littérature pour enfants alors que ces mêmes sales gosses sont devant, derrière toi, entre tes jambes et presque sur tes épaules et te détruisent innocemment ton oeuvre d'art à mesure que tu la dessine.
11h à essayer de trouver le titre d'un roman au nom de son personnage, à un résumé de l'intrigue, au prénom de l'auteur, à la photo de couv'.
11h à rester debout (non, pas assis) à surveiller les têtes en l'air qui partent en oubliant de payer les 5 livres qu'ils ont sous la main.
11h à mater, à dévisager, à niaiser.
11h à demander à mes collègues qui était ce gars/cette fille pour qui des lecteurs étaient prêts à faire la file pendant près d'une heure. C'est comme ça que j'ai connu Bruno Blanchet, Ricardo, Soeur Angèle, Bob le Chef (tous très sympa, d'ailleurs, pas comme un certain Marc Lvy, qui avait l'air de se faire bien ch*er. On va attribuer ça au décalage horaire.
11h à trouver des prétextes pour quitter mon stand et voir d'autres éditeurs, jaser avec les gars que je reverrais jamais plus (je vous hais!), balancer des CVs (résultats hélas mitigés) et me faire dédicacer des livres que j'ai appréciés (Burquette, de Desharnais) que je vais adorer (Mes aventures d'apprenti chevalier presque entièrement raté, M. Clark) que je devais avoir (Chroniques du plateau Mont-Royal, Tremblay) et lire (Syngué Sabour, A. Rahimi)
11h à me faire peloter le gras du bras par mon chef de stand.
En gros, 11h vraiment épuisantes, pour un résultat assez décevant.

Mais comment ai-je eu ce job, me demanderez-vous?
Facile, j'ai téléphoné au directeur marketing d'une maison d'édition qui m'a demandé après 30 secondes de le tutoyer, qui m'a annoncé qu'il n'avait pas de place pour moi mais qu'il aimerait quand même me rencontrer pour discuter. Quand même. Autour d'un lunch. Strange.
Anyway. J'y vais. Les Montréalais sont tellement courtois.
Lunch à l'italien du coin. On parle de tout, de rien. Gardez en tête que j'ai toujours l'optique qu'il s'agit d'un rdv pro, et j'essaie de placer mes compétences, mon expérience, mon objectif. Etc.
J'ai tenu 10 minutes avant d'épuiser mon sujet. Puis on a parlé du Québec, de ce que je cherchais , de ce que j'avais trouvé. Puis d'amour, de sexualité. *Sigh*
C'était censé être un entretien d'embauche pour un job qu'il n'avait pas en premier lieu, et c'est devenu un psyshow de Cyrille.
Sûrement la plus embarassante, surréaliste, inadéquate entrevue que j'ai eue.

Mais d'abord, comment ai-je eu le numéro de cet étrange mais néanmoins très sympathique homme?
Tout a commencé par une soirée dans un bar où m'avait emmené Erika avant qu'on aille shaker our booties in a danceclub. Et c'est là qu'elle m'a présenté à ce journaliste d'un certain âge qui....

Ok, on va s'arrêter là pour ce soir, je suis crevé, il neige dehors, ça tient!
Fini le transitoire! Une nouvelle période de mon expérience montréalaise commence!

Moi j'aime pas [addendum]

Les Montréalais.
Je les aime pas.
Il est trop facile d'être chumychumy, de créer des liens, de se sentir accepté en moins de deux.
C'est étonnant, cette facilité qu'ils ont de lier contact, de nous faire sentir à l'aise, d'avoir l'impression de les connaître depuis des semaines.
Sauf que non.
Sauf qu'on les connaît que depuis une couple de jours.
Sauf que les Montréalais sont très doués pour faire des plans à long terme, même quand on sait qu'on ne les verra plus la semaine qui suit.

Faut vivre avec, lire entre les lignes, relativiser, vivre au jour le jour.

Ouais, en gros, j'ai rencontré des gars sympas cette semaine, on devait se retrouver ce soir boire un dernier verre après le travail (more on that later) sauf que j'ai eu un petit retard, et qu'il y avait personne dans le bar, et que j'ai peu de chance de les revoir à nouveau, et que j'ai aucun moyen de les contacter.

Groumpf.

Moi, j'aime pas Montréal en Novembre.

(A dire bien évidemment avec la voix de Schtroumpf Grognon)

Moi, j'aime Montréal en Novembre.
Et c'est pas tant le froid qui me gène.
Non, c'est plutôt de voir Montréal mourir devant mes yeux, ça me chagrine.
Les terrasses se cachent, les arbres se dénudent, les kiosques et les marchés hibernent.
On a vraiment l'impression d'assister à une ville qui s'apprêtent à s'endormir tout doucement, et seigneur que c'est déprimant.
Je ne reconnais plus mon Saint-Denis, mon Marché Mont-Royal n'est plus, mon Parc Lafontaine a l'air d'être gangrené (même son lac est asséché)
Il n'y a pratiquement plus personne dans les rues dès que la nuit tombe. Et vu qu'elle se pointe à l'improviste dès 16h30, c'est un peu plate.
Enfin, j'ai bien précisé "pratiquement". Ya toujours des gens à Montréal.
Ya le gens à Mont-Royal qui meurt de rire à chaque fois que je passe devant lui avec mes courses de la semaine.
Ya le vieux gens à vélo qui roule sur le trottoir en zigzaguant et en engueulant les piétons.
Ya toujours le bum gens qui lève le point au Mont au loin.
Ya le gens qui boite méchamment et s'arrête jamais à la lumière jaune. Je l'ai vu deux fois en 5 minutes prêt à se faire renverser par deux voitures, sans broncher.
Et le gens de Berry UQàM avec leurs éponges sales.

On dit que la nuit, tous les chats sont gris. Bien évidemment, Montréal veut se la péter et se la jouer solo. Chez elle, la nuit tous les chats sont sociopathes.

En tout cas, comme il faut toujours look at the bright side of life... On va dire que j'attends plus que jamais l'hiver, la neige qui tient, les décorations, le vrai froid. Moi-même j'en reviens pas.

Tout, plutôt que cette espèce de transition météorologique/temporelle/sociale/incolore.

mercredi 29 octobre 2008

Comment bien réussir votre Halloween pour presque rien.

1/ Créez une ambiance.


Une sorcière éclatée sur votre plancher de salon fera toujours effet.



(Et à ceux qui argueront que le plus bel effet aurait été de l'applatir sur le mur de mon balcon qui donne sur une des avenues les plus passantes de Montréal, je dirais que Dollarama n'a pas inclus de tape avec sa sorcière. Et que du tape, sur des briques, quand il neige, ben, haha, vous me faites bien rire.)

Ajoutez des courges ici et là.




Déguisez votre Homer en Schtroumpf des Chutes du Niagara.




Une chauve-souris Nana sera le "plus" authentique, atypique et typique qui fera crever de jalousie vos amis.


C'est bon, vous êtes fins prêts. Ou presque. Maintenant, le plus dur, le plus long, le plus jouissif.


2/ Faites l'amour à votre citrouille.


Munissez-vous d'une tendre lame.




(Ayoir l'air d'un tueur fou à lier est un plus. Rappelez-vous pour quelle occasion vous faites tout ce merdier.)
(La prochaine fois, préférez un vrai couteau à un couteau Ikéa.)

Otez délicatement sa corolle et contemplez l'interieur de son humidité visqueuse.






Farfouillez minutieusement. Il faut être ferme, mais aussi doux. C'est le plus dur et le plus long à faire. Etape importante s'il en est.






Extasiez-vous. C'est un délice à la Fort-Boyard, sauf qu'il y a pas de clé, et Passe-Partout n'est pas là pour faire son truc avec ses doigts que Yann sait si bien imiter.

Dessinez les traits de votre dulcinée puis commencez à graver ces adorables expressions.






Sculptez ses formes tel un nouveau Pygmalion.


Vous y êtes.



Maintenant présentez l'élue de votre coeur à vos amis. Vous pouvez en être fier. You did it.





Les amis!



Je vous présente JANUS!



Premières neiges!


Pour ceux qui diront que la 1ère vraie neige est tombée mardi dernier matin, je réponds "pas vu, pas pris".

Sinon, au cours de cette soirée, j'ai fait d'autres découvertes tout aussi fracassantes.

Mes Converse ne supportent pas l'eau.

Le Parc Lafontaine de nuit est vraiment fourbe. Ou plutôt, les arbres du parc le sont, quand ils essaient pas de nous séduire, ils se vengent en cachant de grosses flaques d'eau sous leurs feuilles d'automne...

Je l'ai appris à mes défauts. Par trois fois.

Sinon, il s'est passé quelque chose d'encore plus merveilleux, mais j'attends les photos pour en reparler. Quel susssssssspense. Stay tuned.

dimanche 26 octobre 2008

Un café et l'addition.

1 Litre de sangria à la maison

4 Shooters (peut-être 5)

3 Smirnoff ice (mmmmframboise)

3 Heures de "danse" intensive.

1 Asiatique qui me tire les cheveux et me titille le bout de gras (non, pas ça, pervers, ma poignée d'amour!)

4 Amis avec qui se trémousser et passer un bon moment.

=

1 Nuit ma foi bien sympathique, une première à renouveler assez tôt. Ca ne se compte pas.



(Ouais, je sais, j'ai pas d'imagination ni de créativité. Je blâme ça sur ma gueule de bois. =P )


Maintenant, place aux photos.


(j'aime bien celle-là. hehe.)








(j'adore celle-là!!!!)



(Alors là, Ala, t'es censée être là. A droite.
On te reconnaît à ton sourcil droit.)



(je vois effectivement comme un air de famille ;))


(c'est comme ça qu'on danse au Sky, Mesdemoiselles!)


(Wèè)








mardi 21 octobre 2008

Ca a commencé avec beaucoup de tension, et qui dit 'tension' dit 'stress'.

Elle allait venir, elle venait me visiter.

Il fallait être le bon fils, prouver que j'avais fait le bon choix, que j'aimais ma ville, que je la connaissais par coeur.
Donc beaucoup de pression sur mes frêles épaules. Surtout qu'elle n'arrivait pas seule...

Heureusement, je m'étais rodé avec Léo et Régis, sympathiques cobayes qui ont participé volontairement à mon Marathon Erable '08.

Enifn. J'appréhendais, et visiblement, j'avais (en grande partie) tort.

C'est sûr, il y a eu quelques couacs.
La tour de l'Horloge fermée, le Vieux Port mauribond, le quartier chinois aussi passionnant que d'habitude... Le premier jour était plutôt bof. Heureusement que les queues de Castor ont été là pour nous réconforter! ^^
C'est sûr, ça peut mettre mal à l'aise d'aller au Kilo du Village un vendredi à 21h, mais hey! Elles avaient voulu voir le quartier gay! On fait pas la rue Sainte Catherine le mardi à 15h...
C'est sûr, payer trois billets pour le Biodôme et se rendre compte qu'on y est une heure après que les portes se soient fermées, c'est un peu rageant (mais surtout stupide, j'en conviens)
C'est sûr, ma mère pense que Ala et Erika sont deux fragments de mon imagination, mais elle a vu Franck et Marie, donc ça va, elle me croit fou (mais pas trop)

Mais à part ça, en gros, tout a roulé comme sur des roulettes.
Le parc Jean Drapeau de nuit, avec une belle vue sur le Downtown. Et un petit aperçu de la faune locale. Fi des ratons-laveurs et des loutres, vive les renards et les Lémurs de Madagascar (c'est plus dans le Sud de Montréal, vers Longueuil)
Outremont. "Où ils sont? Où ils sont? Oh! Yen a un là! Tu crois que je peux le prendre en photo?"
Westmount. "Ouais! Visiblement, eux, connaissent pas la crise..."
La Banquise. "MMMMMM. Qu'est-ce qu'elle est bonne, ma salade! Et toi Annie, ton omelette? Et toi, Cyrille......? EWWWW! Qu'est-ce que c'est laid de près!" (Oui, j'aurais jamais dû leur montrer une photo avant qu'on y aille.)
La part de gâteau au Rockaberry. "Oh mon dieu. Jamais j'arriverai à finir ça après ma salade de la Banquise." 3 minutes après. "Ah bah, là, si en fait." (Exactement le même refrain qu'au Bilboquet)
Le Mont-Royal. Le parc Lafontaine. Le Jardin Botanique. Le marché Jean Talon. Les mamans aiment la nature et les écureuils et l'été indien et les arbres verts, jaunes, oranges et rouges.
L'Intermarché de l'avenue Mont-Royal. Notamment les Oreos, le pain de Première Moisson et le café Van Houtte. (Oui, elles ont ramené de tout ça dans leurs valises)

Et Québec. "Un peu trop touristique quand même. Plus que Montréal. Moins d'âme, moins de passion, moins de personnalité."
Les Chutes de Montmorency. L'île d'Orléans. Le Chemin du Roy.

Et bien évidemment, les Chutes du Niagara. Première pour moi comme pour elles.




Impressionnantes mais qu'est-ce qu'on raque. Piège à touristes qui nuit totalement au charme du site. Mais bon, se faire mouiller en dessous de ce qui pourrait remplir un million de baignoires chaque seconde, on peut être aussi détaché que possible, ça fait quelque chose. On s'en fout de ressembler à Schtroumpf Grognon. Et être réveillé par le lever du soleil sur les chutes, c'est assez sympathique.




Au final, si on doit mesurer l'émerveillement au nombre de soupirs libérés, si on doit mesurer le bonheur au nombre de photos prises, en gros, si le fait de passer de bonnes vacances se mesure aux crampes et autres ampoules, et aux engueulades dans la voiture (pas de ma faute si ma mère est la pire copilote qui soit -_-) et aux yeux mouillés à l'aéroport, j'ai rempli ma mission. Haut la main.

Elles sont venues, elles ont vu, j'ai vaincu.

Alors pourquoi, vu que ma mère a vu ma ville et ma vie, vu qu'elle a compris pourquoi j'étais parti et m'a avoué qu'elle aurait bien aimé faire de même et qu'elle est elle aussi tombé en amour avec Montréal, pourquoi est-ce que moi aussi j'ai le coeur un peu gros?
Bon ok, vivre 15 jours avec sa mère, c'est exténuant, ça prend du temps et de l'énergie, et c'est peut-être dû au vide soudain que ça laisse.
Se retrouver seul, c'est un peu déprimant, après toutes ces émotions.
Enfin, "seul", c'est relatif. J'ai toujours mes amies imaginaires dans ma tête, hein? =P

Mais ça fait deux jours que je bouge à peine de mon lit. Après un week-end plus que rempli.
Pourtant j'ai des choses à faire.
Payer ma contravention (Oui, Yann, je pensais que c'était toi qu'était maudit, mais non. Dernier matin. Une heure avant que je rende la voiture. PAM! Parce que j'ai pas déplacé ma voiture entre 7h et 8h)
Acheter du dissolvant. (Oui, essayer le vernis à ongle d'Halloween avant Halloween, c'est ballot. Maintenant j'ai trois ongles noirs.)
Mais surtout SURTOUT chercher du travail. J'ai deux contacts dans deux maisons d'édition différentes. Pourquoi j'y vais à reculons?
Parce que j'ai pas envie de revenir à ce que je faisais en France?
C'est ce dont je suis de plus en plus certain. Je veux pas travailler dans l'édition, c'était pas un rêve, juste un chemin plus que rassurant. Une opportunité qui a duré...

MAIS ALORS QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE...
Pire.
QU'EST-CE QUE JE VEUX FAIRE...
Encore pire.
QU'EST-CE QUE JE VAIS FAIRE...

PFF. J'en sais rien. Et en attendant je reste dans mon lit. Et je regarde les factures s'empiler.
C'est passionnant.
^_^

mercredi 1 octobre 2008

Au fait.

Pour tous ceux qui ont des nouvelles de moi qu'à travers mon blog.

Depuis le 8 aout 2008 il s'est passé quelque(s) chose(s)
J'ai été squatté par une lionne et un snorkie.
J'ai donné ma démission enfin.
J'ai toujours des gros courants d'air dans ma chambre.
Je suis sans le sou, sans travail, sans futur, sans objectif.
J'ai fait le touriste pendant une semaine et inventé le marathon-on-s'arrête-juste-pour-prendre-une-photo.
J'ai fait ma première technoparade.
J'ai failli vomir ma bière à cause d'une attraction dans un bac-à-sable.
J'ai dansé sous l'orage et un homme de fer, pourtant, personne n'avait utilisé de Tahiti douche comme maracas.
J'ai réussi à faire mourir deux cactus.
J'ai trouvé un tiroir magique dans ma cuisine qui conserve le pain pendant un mois.
J'ai adopté Bibite Phoque, cousin de vous-savez-qui, en plus trognon.
J'ai été carté à l'entrée d'un cabaret de drag-queens.
J'ai passé 8h à boire de la bière et parler de tout et de rien.
J'ai failli foutre le feu à ma cuisine en faisant cuire des pates.
J'ai fait ma première fête de la bière en Belgique.
J'ai été à la journée d'initiation de MécGill.
J'ai des sucettes qui ressemblent à Yann, Julie, Clément, Léo, Arnaud, Léo, François, Régis.
J'ai une PS2.
Je suis devenu accroc à Will&Grace.


C'est dingue, ma vie paraît plus fun sur le papier qu'en vrai.





Débat de la rentrée.


4 semaines toutes rondes en France. Trop long ou trop court?

Trop courtes. Forcément.
On n'a pas le temps de voir tout le monde autant qu'on le voudrait, on n'a pas le temps de parler de tout ce qu'on voudrait, on n'a pas le temps de voir autant le pays qu'on le voudrait.
Donc, mes sincères excuses à tous ceux que je n'ai pas vus. A tous ceux que j'ai à peine croisés. A tous ceux que j'ai dit que j'allais voir, et finalement pas tenu ma parole.
On remet ça dans six mois.
On ira ensemble à Lyon voir mon zinc, on ira profiter d'Amsterdam ensemble, on ira au Mont-Saint-Mich' voir mon autre zinc, on ira voir mon oncle du côté de Toulouse, faire la bise à ma grand-mère, et plein de barbecues. On ira peut-être boire un café à Londres ou à Manchester, voire une sangria à Barcelona.
Car c'est tout ce que j'avais en tête pour ces quatres petites semaines.
Et finalement, ce que j'ai fait? Bu de la bière. Sorti le soir.
Mauvaise gestion de temps? Est-ce que ça surprend seulement quelqu'un?

Donc oui, 4 semaines, c'est bien trop long.
Surtout si on passe son temps à boire et à sortir.
Surtout si c'est pour se réveiller quotidiennement après 14h.
En deux semaines, tout aurait pu tenir.
Puis ça m'aurait évité de soupirer sur mon sort, d'être trop nostalgique de Montréal.
Ca m'aurait obligé à me bouger le cul, à profiter de chaque jour, sachant qu'il fallait que je profite à fond de la chance que j'avais de retourner chez moi. ou en France.
Mais surtout, surtour, ça m'aurait empêché de retourner à mes vieilles habitudes. Ca m'aurait empêché de me rattacher à mes amis, à ma famille. Ca m'aurait empêcher de réaliser combien ils m'étaient nécessaire et combien ils m'avaient manqué. En deux semaines, j'aurais été directement à l'essentiel, pas le temps de m'apesantir sur mon sort.
Ca m'aurait empêché d'être nostalgique de Paris on my way to Orly.

Donc, promis, la prochaine fois que je reviens sur Paris, c'est soit pour de bon, soit pour deux jours.


jeudi 7 août 2008

Avant/Après


Avant/Après.

Avant, j'avais des jolis bouclettes dans la nuque qui contrastait savamment avec mes cheveux plats du dessus de tête (merci casquettes) (et fi des rimes en 'ette')

Après, j'ai le poil plus doux, plus mat, plus court, plus tendance, plus rock, plus québecais. A la limite, en sortant du coiffeur, je ressemblais à l'un des frères Gallagher. Joel? Celui le plus compositeur et le moins chanteur. Je sais même pas si c'est Joel, son prénom, je confonds peut-être avec Joel Schumacher.

Soit dit en passant, j'ai été coiffé par un gars donc coiffeur, mais aussi traiteur/sous-chef de cuisine. Pas rassurant du tout, mais sympa et pas mécontent du résultat. Fallait bien un québecois pour comprendre ce que je veux dire par: "coupez assez court sur les côtés et pas trop court sur le dessus."

Avant/Après.

Avant, j'avais l'impression d'être jeune dans ma tête. Quand on me disait que je ne faisais pas mon âge, je feignais l'offuscation mais pensais que si je faisais 5 ans de moins, c'était peut-être que j'avais passé 5 années de mon adolescence dans une bulle, dans une parenthèse, dans un coton ouaté.

Après, je sais que j'ai l'âge de mes artères. Notamment après avoir fêté les 19 ans d'une collègue (ouioui, "ouch") dans un bar/club assez tendance (ouioui, "ouch") mais là n'est pas le pire. A peine 3 bières, 5 shooters, 2 Heineken (oui oui, cela n'entre pas dans la catégorie "bières") deux smirnoff ice, et un quittage de boite à 3h du matin, je peux vous dire que mon dimanche n'a pas été des plus agréables. Où sont passés ma vigueur de plomb et mon foie d'acier?
C'est dit, cure de TrucMush asap!

Avant/Après.

Avant j'avais une carte de téléphone pour l'étranger un msn/facebook/yahoomail pour garder contact avec ceux qui me manquent.

Après, j'ai explosé mon forfait pour 20 minutes de cell avec le fantôme Oulie (ah oui au fait, la 2ème coupure, c'était de ma faute, plus de batteries :P) et mon ordi ne fonctionne plus qu'en mode sans échec. weeeeeeeeeez. et encore. Plusieurs restaurations, plusieurs updates de drivers, une réinstallation selon les paramètres d'usine, rien n'y fait. :( Je me sens isolé.

Avant/Après.

Avant, j'avais un job à Gap. Pas fameux, pas bien payé, mais bonne équipe (quand elle ne change pas toutes les deux semaines) et surtout la sécurité de l'emploi, messieurs-dames. Ca rassure la proprio.

Après, j'ai tout plaqué. Pour le 22. Pour profiter de mon roi lion (Léo) et de sa lionne (Régina). Pour profiter de ma mère. Pour profiter d'un mois de vacances en France.
Pour aussi me donner un coup de pied au cul. Pour gagner plus en travaillant moins. héhé. Pour enfin être touriste et visiter Toronto, Boston, NY, Québec, les chutes, etc., avant l'hiver. Au fait, Léo, on fera Québec ensemble pendant deux jours, puis La Ronde, puis le biodome, puis le jardin botanique. Que tu le veuilles ou non. ;)
Pour aussi commencer à esquisser mon 2009. Si je rentre en France, il faut que j'en profite au max. Si je décide de rester quelques mois de plus (histoire de vivre un VRAI été à Montréal, sans pluie, sans nuage, sans concerts annulés, sans attendre 3h un spectacle de drag queens debout sous la pluie) il faut que je me trouve un employeur capable de me garder et de prolonger mon visa. Heureusement qu'ici, le contact et l'expérience valent mieux qu'un diplôme!

Avant/Après.

Avant, je savais pas où j'en étais.

Après, je ne sais pas où je vais.

Mais je m'en fais pô, lô, lô.

:D

samedi 26 juillet 2008

Hier, le Jazz Festival. Aujourd'hui, le Festival Fantasia. Demain, Divers-Cités. Après-demain? Gueule de bois ou Hibernation.

Hé oui, ces dernières semaines n'ont pas été de tout repos pour ce pov petit Bizoo.
Mais il ne s'en plaint pas. Il a pas dormi beaucoup, il s'est épuisé au travail, il a passé ses soirées à gauche à droite, mais il se plaint pas, loin de là.

Ca a commencé tout doucement, un petit festival de jazz, tout ce qu'il y a de plus innocent. Spectacles en plein air, invité belge imprévu, et ma foi, quelques bonnes surprises.

Dans la catégorie Sensualité du Cap-Vert et Voix envoûtante et drummer de fou: Mayra Andrade.

Dans la catégorie Soul anglaise à la Craig David et meilleure reprise d'Alicia Keys: Nate James.

Dans la catégorie Blues qui sort des Tripes et Riff de guitare bien sentis: Adam Karch.

Dans la catégorie Musique du Monde, j'ai fait un succès ya dix dont presque personne ne s'en rappelle mais c'est pas grave je clôture le festival comme un malade: Mory Kanté.

Dans la catégorie Jazz latino fraternel trio qui marche et accroche: Sacbé.

Dans la catégorie OVNI inclassable autant dans le choix des chansons que dans le choix des costumes mais on s'en fout, on bouge notre cul sans s'en rendre compte: Nojazz.

Mais surtout, surtout, dans la catégorie Révélation, Sublimation, Elévation: The Lost Fingers.

Sérieusement, ils ont pas besoin de moi, mais, crisse, allez faire un tour du côté de leur myspace: ILS ONT CONQUIS TOUT LE MONDE!
http://www.myspace.com/thelostfingers

Puis après vint l'intermède Florence Foresti. Pur bonheur. Un peu de déception parce que je pensais avoir un show de la Première dame de France et en fait j'ai eu devant moi l'inauguration du Festival Juste Pour Rire devant moi. Et un défilé de talents humoristiques devant mes yeux. Les valeurs sûres. Stéphane Rousseau. Anthony Kavanagh. Les faibles. Arthur. Les bonnes surprises. Michael Gregorio, à l'allure d'un Mika déjanté, qui chante un opéra hallucinant et un solo de guitare bluffant rien qu'avec sa bouche. wow.
Puis bien sûr, Florence Foresti, égale à elle-même, avec notamment une imitation d'Amy Winehouse qui m'a fait (pisser) de rire. Dommage que la salle n'ait pas suivi.
Une bonne bonne soirée qui a remis du beaume au coeur à tous!

Sans transition, bam, le festival du film Fantasia, qui regroupe slash movies, cinéma asiatique, horror movies, films expérimentaux, serie Z².

On a eu l'espèce de série b aux beaux effets spéciaux. A moins que ce ne soit un film épique japonais dont l'intrigue tient sur un quignon de pain (et c'est difficile d'écrire sur du pain....)
The Empress and the Warriors. Des ralentis, des beaux costumes, des scènes de combats bien léchées, mais on l'a comprend pas, l'héroïne, puis tellement étouffé par des poncifs flagrants...

Puis le slasher movie qui se veut intelligent et subversif. On attaque l'extrémisme religieux, on tente de briser un tabou (le suicide) on mise sur de jeunes (et bons) acteurs. Mais on évite pas les caricatures (loin de là) et si le final est corrosif et assez jouissif (mais pas surprenant) le moyen pour y parvenir est lamentable. C'est From Within.

Vous vous rappelez le Projet Blair Witch? Et Cloverfield? Appliquez le même système de vue à la 1ère personne mais cette fois-ci au film de zombie espagnol et vous obtenez [Rec], certes c'est pas novateur, mais on ne peut pas dire que ce soit inefficace. A la fin, on se sent con, parce que les ficelles pour nous faie bondir sont grosses, mais le fait est là, on a passé plus de temps les yeux à moitié fermés que l'on aimerait bien l'avouer...

Repo...!? Une comédie musicale entre Blade Runner et le Rocky Horror. Avec le Giles de Buffy et la Paris de Hilton. Je suppose que c'est le genre de films qu'on aime ou déteste. Moi il m'a laissé plutôt froid... Mais première MONDIALE avec les acteurs (sauf les deux sus-mentionnés of course) et le réal. Standing ovation un peu hypocrite selon moi. Ou alors, j'étais pas dans le trip.

Une espèce de sous Harry Potter scandinave, avec la magie noire, les héros nubiles, le nécromant voleur d'âme... On nous promet du Burton, on ressort avec un film mignon quand on s'attarde pas sur les détails: Island of the Lost Souls.

Our Town. Où deux serial killers se partagent une ville, avec un simple flic pour les départager (tant qu'à faire, en les tuant tous les deux) Un polar asiatique très bien construit, complexe, surprenant, où à mesure que les fils se dénouent, on en apprend plus sur chacun et on réalise que tous ces fils relient les trois hommes ensemble. Situations inextricables, noeuds à prévoir.

Puis mes deux favoris.

Handle me with Care. Un mec à trois bras fait son voyage initiatique accompagné d'une fille aux gros seins. Et fait son deuil. Simple, donc efficace. Intelligent, réaliste, donc on adhère.

Et mon film à moi. Mon film. Celui qui m'a fait applaudir, pleurer (oui oui) rigoler tout haut et pleurer de joie (?) (oui oui) Gachi boy. C'est l'histoire indescriptible d'un jeune étudiant sans mémoire qui devient catcheur amateur. C'est immanquable, sincèrement, ya du comique, de l'action, du drame, de tout. Gachi Boy. Le film que vous ne vouliez pas voir parce que le nom était vraiment trop ridicule. TANT PIS POUR VOUS! Applaudissements nourris en fin de séance! Et bien mérités.

Donc voilà, 3 semaines loin de mon blog mais pour la bonne cause, pour oublier des petits soucis de propriétaires, pour oublier l'ennui du travail mais des collègues qui me font rester, pour oublier que je ne sais pas ce que je veux faire de mon 2009...

Et demain, demain, on danse, on danse, on danse, pour être bien crevé pour le retour en France.
Et en France ce sera quoi? La gueule de bois ou l'hibernation. Si c'est la gueule de bois, il faut guérir un mal par un mal, n'est-ce pas? Alors je compte sur vous! ;)

vendredi 4 juillet 2008

The word is out.

Visiblement mon blog is the next best thing in Montréal.

Je veux dire, il y a de plus en plus de monde qui le lisent, visiblement.

Je veux dire, Montréal sait que je suis prêt à dater de nouveau.

Je veux dire, après le gars qui me tombe littéralement dans les bras l'autre soir en boîte (merci qui, au fait?)

Après le punk grunge saoul qui m'offre une marguerite arraché d'un parterre deux mètres derrière lui, en esquivant habilement mon fameux "Non merci ça va aller" par un "Prends-la, c'est tout".

Après le gentil mais un peu obèse qui me dit que je suis "très beau garçon" et me suit pendant une vingtaine de mètres (qui bien sûr, m'ont semblé être des kilomètres) dans le vieux port en essayant de me faire la conversation.

Après l'arbre qui me fait du gringue.

C'est pas du n'importe quoi, mais (presque) PIRE.

C'est pourquoi je me sens obligé de préciser qu'un gars comme moi a ses standards. bah oui.

Pis, les filles, z'avez peur ou quoi?

Le Parc Lafontaine.

Sérieusement, c'est peut-être l'endroit que je préfère à Montréal.
C'est beau, c'est calme, ya des écureuils partout (et même un albinos!) des canards et des poussins, et parfois on y joue des bonnes pièces de théâtre (des fois)

En tout cas, j'y passe bien la moitié de mon temps libre, à bronzer et mater en prétextant lire quelque oeuvre hautement littéraire.
Cette semaine, La Maison aux Esprits d'Isabel Allende.

Enfin, quand il fait beau. C'est d'ailleurs devenu une sorte de running joke avec mes collègues. Quand je dis que je vais au Parc, ils savent tous qu'il va pleuvoir dans les prochaines deux heures.

En tout cas.

Ce que je veux dire, c'est que je n'ai pas envie que mon parc devienne "le parc aux arbres qui te susurrent d'une voix à peu près masculine 'Hey comeuh back' avec un fort accent français".
C'est pourquoi dorénavant, après une soirée sympa dans un bar sympa, j'éviterai de faire un détour sympa dans le parc pour rentrer chez moi, passé minuit.

jeudi 19 juin 2008

into the wild.



Moi et ma grosse gueule.

"Mon manager m'a bien confirmé que d'ici 3 semaines je ferai un "vrai" temps partiel de 25/28h par semaine. Soit 5 à 7h de moins par semaine. Soit 40 dollars de moins par semaine. Soit près de 200$ par mois. Soit ma démission assez certaine.

Il m'a aussi confirmé qu'il allait recruter un "responsable analytique" pour gérer les stocks et les réapprovisionnement du "plancher", vrai temps plein de 40h/semaine, rémunéré plus que 8$/h. Emploi qu'il m'a fait deux fois miroiter, en me disant que franchement, c'était trop bête que mon visa n'était que temporaire, que le job était fait pour moi (AH, la blague) ce à quoi par deux fois j'ai répondu que mon visa pouvait être renouvelé sur demande de mon employeur, si seulement il désirait faire les démarches administratives. Mais non, il faut justifier auprès de l'ambassade que moi seul puisse exercer cet emploi. Ce qui n'est véritablement pas le cas.

[...]

Je sais que mes jours à Gap sont comptés. Je m'en fais pas. Je me vois bien serveur à Kilo ou je ne sais où. Je m'en fous, je souris."




Des fois je me dis...
Faudrait mieux que je me la ferme, des fois.
Le poste en question n'est pas "responsable analytique" mais "expert logistique".
J'ai passé un entretien aujourd'hui. Brillamment emporté haut la main.
40h/semaine, pleins de responsabilité, 10.70 dollars/heure.

Je sais pas si je dois rire ou pleurer.

Bon choix, mauvais choix?

Dois-je tirer un trait sur ma carrière de gigolo/barman?

MMMM.

En tout cas je sais que je ne sais pas si je dois fêter ma promotion lol.
J'ai même été presque content quand mon patron m'a dit que les "experts" ne pouvaient pas prendre plus de deux semaines de congés et que je devais raccourcir mon retour en France, parce qu' "on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre". Moi, tout de suite, "non mais la, meuh, pffff, j'ai prévu mes vacances, j'y vais." Et la directrice du district m'a accordé mes vacances. Zut.

Mais bon, plus de sousous, une carrière dans le service avortée, mais j'ai toujours une porte de secours pour m'eclipser.

"On peut se voir, Yves? Tu sais, je sais pas si tu te rappelles, mais, pendant mon premier entretien, je t'ai dit que le Canada, c'était l'exploration, la découverte, l'expérience... Ben là, j'ai une souris qui me propose de passer les 4 prochains mois à Vancouver. C'est une occasion qui ne se rate pas. Désolé de te faire faux-bond et de te décevoir, mais voilà, je pars dans deux semaines."

Ca sonne vrai, non?

Après, Montréal et le plateau n'étant pas si grands, il faudra juste que je me cloitre chez moi jusqu'à ce que je sois expulsé du territoire.

:D

vendredi 13 juin 2008

Alors.

En écrivant mon dernier post idiot, j'ai remarqué deux choses.
1/ Mes posts sont idiots. (Et pourtant je me suis retenu. Vous avez échappé à mon post sur Yelle. Ou a mon post sur mon ordi qu'est tombé par terre, s'est un peu cassé et dont la touche "h" ne marche plus trop trop.)
2/ J'en dis pas beaucoup sur moi. Alors qu'à l'origine, l'idée du blog était de garder le contact avec les coqs gaulois.
Problématique.

Alors voilà, sachez juste que mercredi a été pour moi une des meilleures journées que j'ai passées à Montréal. Tout comme la soirée loose avec Erika, qui au final n'était pas si loose que ça. Ou la soirée Tulipe 0's avec Ala. Grunge is not Dead!

Pourtant ça n'avait pas commencé si bien. Mon manager m'a bien confirmé que d'ici 3 semaines je ferai un "vrai" temps partiel de 25/28h par semaine. Soit 5 à 7h de moins par semaine. Soit 40 dollars de moins par semaine. Soit près de 200$ par mois. Soit ma démission assez certaine.

Il m'a aussi confirmé qu'il allait recruter un "responsable analytique" pour gérer les stocks et les réapprovisionnement du "plancher", vrai temps plein de 40h/semaine, rémunéré plus que 8$/h. Emploi qu'il m'a fait deux fois miroiter, en me disant que franchement, c'était trop bête que mon visa n'était que temporaire, que le job était fait pour moi (AH, la blague) ce à quoi par deux fois j'ai répondu que mon visa pouvait être renouvelé sur demande de mon employeur, si seulement il désirait faire les démarches administratives. Mais non, il faut justifier auprès de l'ambassade que moi seul puisse exercer cet emploi. Ce qui n'est véritablement pas le cas.

Au fait, mon manager ressemble à Magloire. Mais en sympa.

La journée avait aussi commencé mal parce que ça faisait une semaine que je savais qu'Erika allait lâchement me lâcher et que j'allais salser tout seul. Bien évidemment, noeuds dans l'estomac.
Oh oui, je salsa au fait. 1h30 chaque semaine. Et la dernière semaine était affreuse. Trop chaud, trop couvert, chaussures en plomb, lunettes >> auréoles de sueur, lunettes qui glissent, tours sur soi-même tués dans l'oeuf, cheveux graisseux, je vous passe les détails. En fait non, trop tard.

Mais malgré toutes mes appréhensions, tous mes doutes, j'y suis quand même allé. Ca m'a pris moins de temps à me décider que la nuit où mon voisin super sympa m'a invité à son party de mariage et que j'ai mis 1h à me décider à y aller, 1/2h à me préparer et une autre 1/2h à me botter le cul, à ouvrir la porte et descendre les 15 marches qui me séparent de son loft.

M'enfin, il semblerait qu'une nouvelle fois, je me sois moi-même bloqué, que j'ai fait monté en mayonnaise un petit rien de rien du tout. Le cours s'est très bien passé. Très très bien passé.

Et même en rentrant chez moi, j'ai toujours eu la patate. Même après une douche froide, j'avais toujours envie de bouger, de danser.
Etrange.

C'est peut-être le fait que je me suis rendu compte que, même livré à moi-même (dans un milieu hostile -- c'est à dire tout milieu pas familier dans mon voc, c'est à dire, partout) je me suis bien débrouillé. Sans Erika, j'ai pu faire rire mes partenaires féminines, j'étais à l'aise dans mes pas.
(Que demande le peuple? un Tshirt blanc - pas de traces coupables - des lentilles, une casquette - pas de cheveux gluants - un bermuda - courants d'air bienvenus - et des chaussures qui glissent!)

C'est peut-être le fait que j'ai pas eu honte de regarder la poitrine de mes danseuses quand mes yeux allaient de mes pieds à leurs yeux.
C'est peut-être le fait que je suis arrivé à faire baisser les yeux la fille qui, dès le début du cours, elle étant seul et moi aussi, a préféré se rapprocher du beau gosse (celui qui est charmeur et tout musclé, et qu'Erika, elle aime pas danser avec lui, parce qu'il est tout dur de partout) qui lui aussi était sans partenaire. Je l'ai regardée dans les yeux à chaque fois qu'on était ensemble. AH. Revanche avec un grand RRRrrrrrr.

C'est peut-être le fait que j'ai plaisanter avec le prof de danse aussi.

C'est peut-être le fait que, en consultant mon cellulaire à la fin de ma séance, j'ai eu droit à un message d'un certain Frankie et d'une certaine Oulie qui n'aurait pas pu mieux conclure une si belle (et banale!) journée. Au fait, la prochaine fois, les gars, quand vous me téléphonez... Evitez la musique bruyante en fond sonore, répartissez vous les temps de paroles, ne mâchez pas vos mots. Tant qu'à faire, écrivez des mails :P

Enfin, logiquement, ce genre de messages me laissent un petit pincement au coeur. "Qu'est-ce que j'ai été con de les laisser là-bas". Mais pas ce jour-là. Ce mercredi, mon sourire allait de Sainte-Catherine à Laurier (normal, me direz-vous, j'étais sur Mont-Royal)

C'est peut-être le fait que mes dernières semaines ont été assez éprouvantes physiquement (shifts de 40h/semaine, toute une semaine à commencer à 7h du mat') et mentalement (l'approche de la fête des mères, de la fête des pères, d'un anniversaire que j'aimerais tant ne pas avoir à fêter, encore moins deux fois par an)

Peut-être que mon dernier samedi à me lamenter sur moi-même (seul toute la journée à ne rien faire, pluie dehors, souvenirs pas drôles en tête, à ruminer sur plein de personnes qui me manquent, etc) et ma soirée du lundi pathétique à afficher les posters de la pièce d'Erika dans le village de Montréal, n'ont que mis en exergue toutes les petites joies de mon mercredi.

Peut-être que c'est parce que la veille, j'ai réalisé que je m'étais (une nouvelle fois) fourvoyé dans une relation internetienne assez décevante au final. Sympa, mais trop d'énergie et de temps gâchés.

En tout cas.

A la fin de cette journée, j'ai su plein de choses.

J'ai su que, livré à moi-même, j'étais pas pire. J'ai peut-être vraiment évolué, et si je suis toujours un peu autiste, j'espère être moins asocial qu'avant la fac.

Je sais que je peux être drôle avec des gens que je ne connais pas. Que ma timidité n'est pas maladive, que je peux même peut-être séduire. RRRRRRRRr.

Je sais que j'ai fait le bon choix. Partir n'était peut-être pas nécessaire, mais ça m'aide à n'en pas douter.

Je sais que mes jours à Gap sont comptés. Je m'en fais pas. Je me vois bien serveur à Kilo ou je ne sais où. Je m'en fous, je souris.

Je sais que je vais aller à la piscine la semaine prochaine (j'ai le temps, vu que je travaille de 7h à16h du lundi au jeudi) seul ou pas. Voilà, Erika, je te décharge du poids de m'accompagner, c'est officiel.

Je sais qu'on est aujourd'hui vendredi, qu'il est 23h et que je suis seul dans mon appart à être sur internet avant de mater Harry Potter ou Spiderman. Mais je m'en fous, je sais que je l'ai choisi. Grosse nuance. Je sais que j'aurais pu aller dans un bar, mais que je n'en sentais pas l'envie. Non pas que je voulais pas boire seul, non pas que j'avais peur de me faire mater, de me sentir exclu, de n'être pas à l'aise. Mais juste que je voulais vous faire partager mes "savoirs".
Ca et le fait que j'avais une côte d'agneau à faire cuire, dont la date de péremption était hier.

Je sais que les gens me quittent, que je quitte les gens, je m'en fais plus. Savoir que le peu de personnes que j'ai connues et appréciées à Montréal sont parties, ça me fait plus (trop) chier. Ali, tu peux rester en Tunisie, Clémentine, j'espère que t'apprécies tes vacances en France, Sam, tu verras, Paris, c'est ptèt pas mieux que Montréal.
On se reverra peut-être, sûrement, ou sinon je rencontrerai encore d'autres personnes.

D'ailleurs, j'ai un rdv qui se prépare pour le week-end prochain. Héhé. Autre conséquence de mon week-end désastreux, je me prends en main et vais commencer à dater.
Belles gosses, beaux gosses, écureuils... soyez sur vos gardes!

Je sais pas d'où est venu le déclic. Je sais que le déclic peut re-dé-décliquer. Je sais que je suis peut-être trop optimiste, je sais que je vais peut-être redéprimer dans deux semaines, deux jours, deux heures. Mais putain, ça fait déjà trois mois. Je compte bien profiter de mes neuf autres mois! Ou seulement de ma petite bulle de bonheur actuelle.

Considérez cela comme mon post le plus personnel à date et comme ma propre méthode Coué. Chaque fois que je me sentirais flancher, chaque fois que je voudrais poster un lien youtube vers "Le Mal Aimé" de Cloclo ou "A nos actes manqués" de JJ (deux posts auxquels vous avez échappés, chanceux que vous êtes!) je le relirai et je me redonnerai un bon coup au cul

BIZ!




(Ouais, c'est moi qui te défie, Montréal!)
(Viens, tire-moi dessus si t'es un Homme!)


Mon cul pour un fan.

Sincèrement, c'est pas qu'il fait si chaud à Montréal (je sens venir poindre des sourires narquois) mais il fait tellement humide.
C'est moite, c'est collant, c'est chaud, c'est lourd, c'est eww.
Alors bien évidemment, tout le monde s'est rué sur les ventilateurs, moi le [s]premier[/s] dernier.

Et donc ce qui devait arriver arriva. Je me prostitue pour du vent.

Notez qu'à l'origine, je devais intituler mon post "Mon royaume pour un fan" (littéraire oblige) mais qui dit humidité et chaleur dit orage dit tempête, dit porte de la chambre au balcon qui s'ouvre alors que je travaille, dit porte qui claque contre le mur et se pète, dit porte qui ne se ferme plus, dit air climatisé de fortune.

Alors forcément, les ventilateurs ont vu leur valeur soudainement dévaluer.

Et moi je crains un peu plus chaque jour que les voleurs n'aient même plus à se donner la peine d'effractioner quoi que ce soit pour venir chez moi. :)

:]

lundi 26 mai 2008

Andromaque

"Andromaque est une tragédie en cinq actes de Jean Racine écrite en 1667. L’histoire avait déjà été traitée par Euripide, Sénèque et Virgile, ainsi que par de nombreux modernes.
Après la Guerre de Troie, au cours de laquelle Achille a tué Hector, la femme de ce dernier, Andromaque, échoit comme esclave à Néoptolème, fils d’Achille. Toutefois Pyrrhus doit en principe épouser Hermione, fille du roi de Sparte Ménélas.
La structure est celle d’une chaîne amoureuse à sens unique : Oreste aime Hermione, qui veut plaire à Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime son fils Astyanax et son mari Hector qui est mort. L’arrivée d’Oreste à la cour de Pyrrhus marque le déclenchement d’une réaction qui, de maille en maille, va faire exploser la chaîne.

Mais Andromaque est surtout renommée par la réputation que lui ont donnée les anciens, à savoir que la sage femme "chevauchait son époux", et que, "derrière les portes, les esclaves phrygiens se masturbaient chaque fois qu'Andromaque montait le cheval d'Hector". Le couple légendaire donne ainsi sa caution à une position pourtant controversée : l'homme y est en situation inférieure, la femme le domine et a la maîtrise du jeu.

Aujourd’hui les sexologues conseillent cette position à tous les "apprentis-amoureux", aussi bien aux femmes qui désirent découvrir l’orgasme pendant la pénétration, qu’aux hommes qui veulent apprendre à maîtriser leur éjaculation.
Une femme qui ne parvient pas à l’orgasme lors du rapport peut choisir de caresser son clitoris. Attouchements effectuées pendant la pénétration, qui lui permettront d’obtenir le plaisir recherché. C’est dans ce cas la possibilité de se caresser pendant l’acte sexuel qui rend cette position intéressante : elle est plus favorable aux caresses que celle du missionnaire, mais pas plus que la position où l’homme est dans le dos de la femme. En tout cas, d’après certaines enquêtes, cinquante pour cent des femmes européennes jouissent, pendant la pénétration, grâce aux caresses.
Cependant, certaines femmes recherchent l’excitation clitoridienne non par caresse manuelle mais par frottement contre le pubis et la toison de l’homme. La supériorité de la position d’Andromaque est alors indéniable : en missionnaire, la femme a peu de marge de manoeuvre pour bouger les hanches et se retrouve plus ou moins coincée. En position d’Andromaque, elle a toute liberté de creuser les reins et de régler l’inclinaison de son buste afin de trouver l’angle idéal. Le contact entre son clitoris et le pubis de son partenaire sera ainsi le plus adéquat. En outre, elle sera maîtresse de l’intensité de la pression, du rythme du mouvement de frottement et elle pourra s’adapter aux sensations qu’elle ressent.

Toutes les conditions sont réunies pour que le jeu soit efficace et mène progressivement à l’orgasme désiré.
Quant à l’homme désirant maîtriser son éjaculation, il doit rechercher une position décontractée rendant le jeu érotique possible, facile. Il peut ainsi se détacher d’une excitation qui ne proviendrait que du va-et-vient dans le vagin, approche assez difficile avec la position du missionnaire. En position d’Andromaque, il bouge peu (pour que son cerveau se décrispe et qu’il perde son appréhension d’être pris par surprise) et reste excité par la vue du corps de sa compagne (ses hanches et ses seins, comme son visage); les caresses et les baisers, faciles à donner et à échanger, jouent également un rôle important. La variété des occupations érotiques possibles entraînera son esprit loin de ses peurs. La sexualité pourra cesser d’être une épreuve et retrouver son caractère ludique.
Au-delà de tout apprentissage, cette position est aussi pleine d’agréments. La femme peut ainsi jouer avec la verge en elle, explorer à sa fantaisie les mouvements qui feront varier les sensations qu’elle est susceptible d’en retirer. Et elle donnera ainsi à son compagnon le spectacle de son corps qui bouge et qui vit, celui de la montée de son désir et de son excitation : moments chargés d’érotisme aussi bien pour elle qui s’offre que pour lui qui en reçoit le cadeau
."



Mouais, je crois que mon wiki a eu un petit coup de chaud sur ce coup-là, n'empêche, ça répond à des tas de questions. Ce soir, je sais que je m'endormirai l'esprit plus tranquille. héhé.

samedi 24 mai 2008

Essai sur la honte...

Je viens de relire le blog de mon cher ubiquiteux ami qui parle de "honte". Tout ça parce qu'un car de touristes l'a vu se nettoyer le kiki en plein désert.

Gimme a break.

De toute évidence, ce cher monsieur n'a jamais eu besoin d'aller à la laverie automatique pour nettoyer ses sous-vêtements...
Quoi de plus logique, mes amis ne sont pas à cheval sur la propreté et c'est aussi pour ça que je les adore.

M'enfin, où en étais-je? Oui, clairement, il n'a jamais été sur le chemin de la laverie automatique avec un sac plastique bourré de boxers et de chaussettes blanches. Jamais, il n'a reçu un coup de téléphone d'une amie qu'on appelera, pour les besoins de l'anonymat, LALA, lui disant de venir la retrouver devant un resto de la rue Saint-Denis pour lui redonner son chargeur de portable qu'il avait oublié chez elle pendant qu'il squattait le lit de son chat.

Il ne s'agit là que d'un exemple hein.

Mais néanmoins, il faut se rappeler que Saint-Denis est une des rues qui bougent, une des rues pleines de beautiful people et de restos tendance/in. Une des rues avec pleins d'escalier où il fait bon s'asseoir en attendant ses amis.

Sauf que. Sauf que des fois, il y a aussi des familles, à Saint Denis, des femmes à poussettes qui bousculent le sac à linge sale sans se douter que son contenu se déverserait au milieu de la rue.

Alors oui, montrer son kiki à des pecks australiens, ça non, ça m'impressionne pas le moins du monde.

Pathéticisme²

Qu'est-ce qui est le plus pathétique?


- Acheter un vase en bois pour son salon, vase en bois qui ne supporte pas l'eau et la fait fuir de tous ses pores?


- S'acheter soi-même une rose, très belle et très chère?


- Être obligé de transvaser ladite rose dudit vase et de la mettre dans une bouteille en plastique?



Pour tous les fans de QCMs, voici une ultime option:

- Préférer la bouteille de 7Up à la bouteille d'eau parce que le vert rappelle les feuilles et la bulle rouge, les pétales de la rose?

*sigh*

vendredi 2 mai 2008

PAYDAY!

WOOHOO!

Bon, maintenant, il s'agit de réfléchir et d'être efficace.

Que dois-je faire...?

a/ Quelque chose de sage?
Mettre de côté, côtiser, être un bon fils?

b/ Quelque chose de fou?
Partir en week-end à Santiago, capitale du Chili?

c/ Something stupid?
Booking a flight to Manchester?

d/ Quelque chose d'utile?
M'acheter une commode enfin, pour mes vêtements qui sentent un peu le renfermé vu qu'ils n'ont pas quitté ma valise depuis le 9 mars 2008?

Robert, you fùck!ng lurker!

If you're looking for your long lost twin bro, know that he's currently working in the Esprit store on Sainte Catherine at Montréal.
He does ballet moves too.
Two like him could fit in my pants too.
He wears XXS too.
He speaks english too.
He experiments things with his hair too.
I got a vibe from him too.

Should I introduce him to your father?

;)

*goes to MSN*

jeudi 1 mai 2008

Lui.

Pour que vous puissiez tout comprendre, il faut remonter à mes premiers jours à Montréal.


La première fois que je l'ai vu, il a tout de suite capté mon regard. C'est con à dire, mais c'est vrai.

Et ça n'a rien à voir avec le fait qu'il était torse nu.

Difficile de cacher mon émoi, surtout que j'étais accompagné.

C'est pas que j'ai honte, non, c'est juste que... M'enfin.


Ca a été dur de le chasser de mes pensées. Yavait quelque chose de mystérieux dans son regard (j'adore les regards!) Et il était évident pour moi qu'on allait se revoir, même s'il fallait que je provoque le destin.


Et je l'ai fait. J'ai profité d'être dans le même coin il y a deux semaines pour revenir à l'endroit où je l'ai vu la première fois. Il était à nouveau là et j'ai pas pu m'empêcher de sourire.


Encore une fois il était torse nu, je suppose qu'il doit avoir de gros problèmes d'ego pour mettre ainsi en avant son corps. Peut-être qu'il essaie de se cacher en montrant le plus possible?


J'ai fait ce que je n'aurais jamais osé faire en France. Je me suis approché de lui, je l'ai regardé, je lui ai souri, il m'a rendu mon sourire.


Mais on fait pas parti du même monde. Clairement. Il me l'a fait comprendre. J'ai alors fait une autre chose que je n'aurais jamais fait en France. J'ai sorti mon portefeuille. Et j'ai ramené le gars à la maison.


J'avais prévu le coup. Et acheté un pack de Duff. Je savais qu'il apprécierait. A 12 dollars les quatre canettes, franchement, il avait intérêt.


Après, ça ne regarde que nous deux. Je sais même pas pourquoi j'en parle ici. Peut-être parce que le net rend le tout moins réel. Plus virtuel. En tout cas.


Maintenant, il crèche chez moi de temps en temps, et j'apprécie de le voir quand je rentre du boulot. Ca me fait me sentir moins seul.

Bon, il est pas parfait. Nos conversations sont un peu stériles. En fait il ne parle pas beaucoup. Préfère se taire, me fixer, faire parler son corps.


C'est pas le meilleur gars au monde, mais je l'aime comme il est. Je vais attendre un peu avant d'essayer de le changer. Avant de refaire sa garde-robe (franchement, son goût vestimentaire craint)


Mais le problème est... va-t-il plaire à mes amis? Je sais qu'Erika ne l'apprécie pas. Je sais qu'Ala n'est pas prête à lui parler. Mais Jo l'apprécie. C'est cool.


Et en France, sont-ils prêts? Je suis heureux, ils devraient donc l'être aussi...

Non?


En tout cas, le voilà.

La photo est un peu sexy, mais c'est cool. C'est moi.



C'est NOUS!







Comment se sentir comme chez soi en 5 leçons.

Leçon n°1:

Faites vos courses à l'Intermarché du coin (non pas celui de votre grand-mère, je pense pas que ces Trois Mousquetaires aient été plus loin que l'Espagne)

Faites un tour du côté des condiments.

Et BAM!




(soit dit en passant, la Madeleine de Proust à 16 dollars, je sais pas vous, mais moi, je passe)


Leçon n°2:

Achetez le Libé, histoire de, et lisez l'article sur la crise étudiante ("Ta gueule, le jeune, et passe ton bac!")

Et re-BAM!




Leçon n°3:

Faites ami-ami avec vos voisins.



Leçon n°4:

Voyez des Yann partout.

Sérieusement. Je connaissais la série des Martine ("Martine à la plage", "Martine en classe verte", "Martine a raté son test ADN") mais là, c'est "Yann à Gap", "Yann dance sur Corona à La Tulipe", "Yann est au Kilo Sainte Catherine", etc.


Leçon n°5:

Checkez le courrier pour Marta, l'ancienne locataire qui reçoit toujours des lettres à votre adresse, qui a toujours le double des clés de votre appart, qui a laissé ses cartons chez vous une bonne semaine et qui esquive chacun de vos coups de fil, et tombez sur ça!


(effets garantis!)

mercredi 30 avril 2008

Le messie est arrivé!

A demain pour cde nouvelles avntures!

Chez OAm!

pour tous les impatients!


Ma cuisine!




Ma salle de bain! (héhé à Julie)




Mon salon!



Ma chambre!










Ma première nuit avec elle.

Pour certains, il faut de la vodka vanille.

D'autres sont moins regardantes.
Une bouteille de Shivaz, un dîner en tête à tête, des conversations spirituelles, s'intéresser à elle. puis le temps passe, elle fait semblant de s'assoupir pour rater le dernier métro et hop! le tour est joué.
On se couche, elle se plaint que le lit est trop petit, elle se colle. On parle de sexe, on se couche qu'à 4h du mat', tant bien que mal.

Et au final, je me demande si c'est pas moi le dindon de la farce.
Que faisait-elle avec une brosse à dents dans son sac de petite fille modèle?!

BoReD

Pendant que j'attends qu'on me livre mon canapé (déjà 1h) j'ai deux options:
-regarder Dr Phil.
-me geler les fesses assis sur les crottes de pigeons devant mon immeuble pour pirater la connection du resto le plus proche et spammer mon propre blog.

Dur. Dur.

mercredi 16 avril 2008

Sinon...

Hier, c'etait ma deuxieme journee a Gap.
Bonne equipe. Sympa. Et tout et tout.
Un petit temps partiel de 34h.
8,20 dollars de l'heure.



Et j'ai essaye 5 jeans femme.
Et tous m'ont fait un gros cul.
Fact.



(PS: depuis dimanche, je vis tout seul comme un grand. Et j'ai du me faire 1/2 repas complet au bas mot. C'est ma mere qui doit etre fiere de moi.)

L'Ane, add on

- Il achete des pates mais pas d'egouttoir.
- Il achete de la biere mais pas d'ouvre-bouteilles.
- Il achete deux services de table mais rien qui passe au four.
- Il passe deux soirs a chercher une laverie automatique et la premiere qu il trouve ferme a 20h30 (il la trouve a 20h45) et la deuxieme a 21h (il la trouve a 20h45 et bien sur elle venait de fermer) entre temps, les poubelles sont passees et cyrille a oublie de les descendre. une semaine de plus avec des cartons ikea dans son appart. bah.

samedi 12 avril 2008

1er mois mais pas de bilan.

Juste pour dire que je me rappelerai un bon bout de temps de mon premier entretien d´embauche pour un sex shop, alors qu´une vendeuse conseillait une cliente sur un vibromasseur. Difficile de se concentrer lorsque l´on entend les mots "vaginale", "clitoridienne", "point G" puis un étrange son vibratoire... Bizarre, je pensais vraiment avoir éteint mon portable.

A part ca, rien de bien neuf. Oh si, j´ai un appart sur Mont-Royal (après moult péripéties, une quinzaine de visites, un canapé à 3000 dollars - et accessoirement un appart - que je regretterai toute ma vie, un cubain qui connaît Manu Chao mais pas la Mano Negra, qui avait un accent du Sud à couper au couteau mais finissait ses phrases par un "lô" caractéristique de Montréal, un appart qui m´est passé sous le nez à 15 minutes près, une ancienne locataire qui a mis une semaine à déménager ses anciens cartons - sympa! - des problèmes de chauffe-eau, etc. etc.)

Et un job sur Saint-Denis (un temps partiel de 32h pour la 1ère semaine!!! 32!!!)
Je travaille à Gap, attention les yeux.
I just can´t get enough. I just can´t get enough! lalalalala.

A ce sujet, j´adore la lettre de recommandation de Publibook!!!! Ca fait chaud au coeur d´être tellement regretté. Qui aurait pu dire qu´une séance de brainstorming au MacDo de Convention pouvait donner naissance à un tel chef d´oeuvre? ;)

Au fait, à quoi reconnait-on un âne qui emménage pour la première fois chez lui?

- Il achète de la bouffe mais pas des poèles.
- Il achète une table mais pas de chaises.
- Il achète une télé mais pas le cable.
- Il achète un matelas et un sommier mais pas de lit.
- Il achète des pancartes à accrocher aux murs, des étagères, des porte-manteaux (un "s" à "porte", ÉÉÉÉÉrika?) et des miroirs, mais aucun meuble.

Souhaitez-moi bonne chance, j´en aurai besoin. Mais de quoi je me plains, hein. Moi au moins j´ai un toit au-dessus de ma tête. Et là, j´ai une pensée émue pour ceux qui n´ont pas les moyens de payer ne serait-ce qu´une nuit dans une auberge de jeunesse et dorment une semaine dans leur voiture de location...

:P

PS: bien évidemment, vous êtes tous les bienvenus chez moi (photos à venir dès que c´est meublé, c´est à dire vers fin mai, au train où vont les choses :P)
Si tant est que cela ne vous effraie pas!

Les relations France Canada Belgique se portent bien.

Merci pour elles, elles sont correk.



Mais le lait de poule ne vaut pas une vodka vanille.




Ô rage, Ô désespoir, Ô souvenirs ennemis.

Le Second Coupe du Vieux Port n´est plus.



Par contre la station Berri-UQAM sent toujours autant la pizza.

samedi 29 mars 2008

OULIE!


Vendredi soir.

A manger un bol de frites et à boire deux Leffe, dans un bar canadien.
Forcément, on se met à penser à mamzelle Oulie, à Msieur l'australien, aux belges et à celui qui a visité le Congo.
Forcément, on a un peu les yeux dans le vague, la Leffe paraît plus amère qu'en France (serait-ce le prix? le voyage au-dessus de l'Atlantique? Autre chose?) on est pas vraiment attentif à ce qui se passe autour de soi (désolé Ala, Jo, Ka², Mélissa, etc.)

Alors, quand on rentre chez soi (enfin, chez elle, lol au lapsus) et qu'on a un message loufoque sur le répondeur, forcément, on rigole, on soupire, on sourit, puis on y pense encore avant de dormir.

M'enfin, vlaty pas que je parle comme une souris des champs ou des villes.

Meuh.

dimanche 23 mars 2008

2vine Koa!


Lâchez vos coms si vous voulez le numéro de mon cellulaire.

(Disclaimer: Existe aussi en version bleu nuit, mais l'est moins fun que le bleu bébé, couleur qui déchire tout!)