lundi 24 novembre 2008

Moi, j'aime pas Montréal en Novembre.

(A dire bien évidemment avec la voix de Schtroumpf Grognon)

Moi, j'aime Montréal en Novembre.
Et c'est pas tant le froid qui me gène.
Non, c'est plutôt de voir Montréal mourir devant mes yeux, ça me chagrine.
Les terrasses se cachent, les arbres se dénudent, les kiosques et les marchés hibernent.
On a vraiment l'impression d'assister à une ville qui s'apprêtent à s'endormir tout doucement, et seigneur que c'est déprimant.
Je ne reconnais plus mon Saint-Denis, mon Marché Mont-Royal n'est plus, mon Parc Lafontaine a l'air d'être gangrené (même son lac est asséché)
Il n'y a pratiquement plus personne dans les rues dès que la nuit tombe. Et vu qu'elle se pointe à l'improviste dès 16h30, c'est un peu plate.
Enfin, j'ai bien précisé "pratiquement". Ya toujours des gens à Montréal.
Ya le gens à Mont-Royal qui meurt de rire à chaque fois que je passe devant lui avec mes courses de la semaine.
Ya le vieux gens à vélo qui roule sur le trottoir en zigzaguant et en engueulant les piétons.
Ya toujours le bum gens qui lève le point au Mont au loin.
Ya le gens qui boite méchamment et s'arrête jamais à la lumière jaune. Je l'ai vu deux fois en 5 minutes prêt à se faire renverser par deux voitures, sans broncher.
Et le gens de Berry UQàM avec leurs éponges sales.

On dit que la nuit, tous les chats sont gris. Bien évidemment, Montréal veut se la péter et se la jouer solo. Chez elle, la nuit tous les chats sont sociopathes.

En tout cas, comme il faut toujours look at the bright side of life... On va dire que j'attends plus que jamais l'hiver, la neige qui tient, les décorations, le vrai froid. Moi-même j'en reviens pas.

Tout, plutôt que cette espèce de transition météorologique/temporelle/sociale/incolore.

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