1/ Mes posts sont idiots. (Et pourtant je me suis retenu. Vous avez échappé à mon post sur Yelle. Ou a mon post sur mon ordi qu'est tombé par terre, s'est un peu cassé et dont la touche "h" ne marche plus trop trop.)
2/ J'en dis pas beaucoup sur moi. Alors qu'à l'origine, l'idée du blog était de garder le contact avec les coqs gaulois.
Problématique.
Alors voilà, sachez juste que mercredi a été pour moi une des meilleures journées que j'ai passées à Montréal. Tout comme la soirée loose avec Erika, qui au final n'était pas si loose que ça. Ou la soirée Tulipe 0's avec Ala. Grunge is not Dead!
Pourtant ça n'avait pas commencé si bien. Mon manager m'a bien confirmé que d'ici 3 semaines je ferai un "vrai" temps partiel de 25/28h par semaine. Soit 5 à 7h de moins par semaine. Soit 40 dollars de moins par semaine. Soit près de 200$ par mois. Soit ma démission assez certaine.
Il m'a aussi confirmé qu'il allait recruter un "responsable analytique" pour gérer les stocks et les réapprovisionnement du "plancher", vrai temps plein de 40h/semaine, rémunéré plus que 8$/h. Emploi qu'il m'a fait deux fois miroiter, en me disant que franchement, c'était trop bête que mon visa n'était que temporaire, que le job était fait pour moi (AH, la blague) ce à quoi par deux fois j'ai répondu que mon visa pouvait être renouvelé sur demande de mon employeur, si seulement il désirait faire les démarches administratives. Mais non, il faut justifier auprès de l'ambassade que moi seul puisse exercer cet emploi. Ce qui n'est véritablement pas le cas.
Au fait, mon manager ressemble à Magloire. Mais en sympa.
La journée avait aussi commencé mal parce que ça faisait une semaine que je savais qu'Erika allait lâchement me lâcher et que j'allais salser tout seul. Bien évidemment, noeuds dans l'estomac.
Oh oui, je salsa au fait. 1h30 chaque semaine. Et la dernière semaine était affreuse. Trop chaud, trop couvert, chaussures en plomb, lunettes >> auréoles de sueur, lunettes qui glissent, tours sur soi-même tués dans l'oeuf, cheveux graisseux, je vous passe les détails. En fait non, trop tard.
Mais malgré toutes mes appréhensions, tous mes doutes, j'y suis quand même allé. Ca m'a pris moins de temps à me décider que la nuit où mon voisin super sympa m'a invité à son party de mariage et que j'ai mis 1h à me décider à y aller, 1/2h à me préparer et une autre 1/2h à me botter le cul, à ouvrir la porte et descendre les 15 marches qui me séparent de son loft.
M'enfin, il semblerait qu'une nouvelle fois, je me sois moi-même bloqué, que j'ai fait monté en mayonnaise un petit rien de rien du tout. Le cours s'est très bien passé. Très très bien passé.
Et même en rentrant chez moi, j'ai toujours eu la patate. Même après une douche froide, j'avais toujours envie de bouger, de danser.
Etrange.
C'est peut-être le fait que je me suis rendu compte que, même livré à moi-même (dans un milieu hostile -- c'est à dire tout milieu pas familier dans mon voc, c'est à dire, partout) je me suis bien débrouillé. Sans Erika, j'ai pu faire rire mes partenaires féminines, j'étais à l'aise dans mes pas.
(Que demande le peuple? un Tshirt blanc - pas de traces coupables - des lentilles, une casquette - pas de cheveux gluants - un bermuda - courants d'air bienvenus - et des chaussures qui glissent!)
C'est peut-être le fait que j'ai pas eu honte de regarder la poitrine de mes danseuses quand mes yeux allaient de mes pieds à leurs yeux.
C'est peut-être le fait que je suis arrivé à faire baisser les yeux la fille qui, dès le début du cours, elle étant seul et moi aussi, a préféré se rapprocher du beau gosse (celui qui est charmeur et tout musclé, et qu'Erika, elle aime pas danser avec lui, parce qu'il est tout dur de partout) qui lui aussi était sans partenaire. Je l'ai regardée dans les yeux à chaque fois qu'on était ensemble. AH. Revanche avec un grand RRRrrrrrr.
C'est peut-être le fait que j'ai plaisanter avec le prof de danse aussi.
C'est peut-être le fait que, en consultant mon cellulaire à la fin de ma séance, j'ai eu droit à un message d'un certain Frankie et d'une certaine Oulie qui n'aurait pas pu mieux conclure une si belle (et banale!) journée. Au fait, la prochaine fois, les gars, quand vous me téléphonez... Evitez la musique bruyante en fond sonore, répartissez vous les temps de paroles, ne mâchez pas vos mots. Tant qu'à faire, écrivez des mails :P
Enfin, logiquement, ce genre de messages me laissent un petit pincement au coeur. "Qu'est-ce que j'ai été con de les laisser là-bas". Mais pas ce jour-là. Ce mercredi, mon sourire allait de Sainte-Catherine à Laurier (normal, me direz-vous, j'étais sur Mont-Royal)
C'est peut-être le fait que mes dernières semaines ont été assez éprouvantes physiquement (shifts de 40h/semaine, toute une semaine à commencer à 7h du mat') et mentalement (l'approche de la fête des mères, de la fête des pères, d'un anniversaire que j'aimerais tant ne pas avoir à fêter, encore moins deux fois par an)
Peut-être que mon dernier samedi à me lamenter sur moi-même (seul toute la journée à ne rien faire, pluie dehors, souvenirs pas drôles en tête, à ruminer sur plein de personnes qui me manquent, etc) et ma soirée du lundi pathétique à afficher les posters de la pièce d'Erika dans le village de Montréal, n'ont que mis en exergue toutes les petites joies de mon mercredi.
Peut-être que c'est parce que la veille, j'ai réalisé que je m'étais (une nouvelle fois) fourvoyé dans une relation internetienne assez décevante au final. Sympa, mais trop d'énergie et de temps gâchés.
En tout cas.
A la fin de cette journée, j'ai su plein de choses.
J'ai su que, livré à moi-même, j'étais pas pire. J'ai peut-être vraiment évolué, et si je suis toujours un peu autiste, j'espère être moins asocial qu'avant la fac.
Je sais que je peux être drôle avec des gens que je ne connais pas. Que ma timidité n'est pas maladive, que je peux même peut-être séduire. RRRRRRRRr.
Je sais que j'ai fait le bon choix. Partir n'était peut-être pas nécessaire, mais ça m'aide à n'en pas douter.
Je sais que mes jours à Gap sont comptés. Je m'en fais pas. Je me vois bien serveur à Kilo ou je ne sais où. Je m'en fous, je souris.
Je sais que je vais aller à la piscine la semaine prochaine (j'ai le temps, vu que je travaille de 7h à16h du lundi au jeudi) seul ou pas. Voilà, Erika, je te décharge du poids de m'accompagner, c'est officiel.
Je sais qu'on est aujourd'hui vendredi, qu'il est 23h et que je suis seul dans mon appart à être sur internet avant de mater Harry Potter ou Spiderman. Mais je m'en fous, je sais que je l'ai choisi. Grosse nuance. Je sais que j'aurais pu aller dans un bar, mais que je n'en sentais pas l'envie. Non pas que je voulais pas boire seul, non pas que j'avais peur de me faire mater, de me sentir exclu, de n'être pas à l'aise. Mais juste que je voulais vous faire partager mes "savoirs".
Ca et le fait que j'avais une côte d'agneau à faire cuire, dont la date de péremption était hier.
Je sais que les gens me quittent, que je quitte les gens, je m'en fais plus. Savoir que le peu de personnes que j'ai connues et appréciées à Montréal sont parties, ça me fait plus (trop) chier. Ali, tu peux rester en Tunisie, Clémentine, j'espère que t'apprécies tes vacances en France, Sam, tu verras, Paris, c'est ptèt pas mieux que Montréal.
On se reverra peut-être, sûrement, ou sinon je rencontrerai encore d'autres personnes.
D'ailleurs, j'ai un rdv qui se prépare pour le week-end prochain. Héhé. Autre conséquence de mon week-end désastreux, je me prends en main et vais commencer à dater.
Belles gosses, beaux gosses, écureuils... soyez sur vos gardes!
Je sais pas d'où est venu le déclic. Je sais que le déclic peut re-dé-décliquer. Je sais que je suis peut-être trop optimiste, je sais que je vais peut-être redéprimer dans deux semaines, deux jours, deux heures. Mais putain, ça fait déjà trois mois. Je compte bien profiter de mes neuf autres mois! Ou seulement de ma petite bulle de bonheur actuelle.
Considérez cela comme mon post le plus personnel à date et comme ma propre méthode Coué. Chaque fois que je me sentirais flancher, chaque fois que je voudrais poster un lien youtube vers "Le Mal Aimé" de Cloclo ou "A nos actes manqués" de JJ (deux posts auxquels vous avez échappés, chanceux que vous êtes!) je le relirai et je me redonnerai un bon coup au cul
BIZ!
(Ouais, c'est moi qui te défie, Montréal!)
(Viens, tire-moi dessus si t'es un Homme!)
(Viens, tire-moi dessus si t'es un Homme!)
3 commentaires:
Bravo mec.
Courage.
Et bonne continuation.
(Et puis ... on t'appellera quand même :-p même si t'as pô "besoin" de nous, et aussi ... parce que c'est jamais pour ça qu'on t'a appelé :o)
alors à bientôt coco -
et merci pour les affiches :o) (là je parle au nom de quelqu'un hihi, bisou à elle ;-x et bec à toi ! ) )
pffff... nous y voilà!
ça m'a fait sourire tout ça.
merci.
de me déculpabiliser. de me rassurer. de me permettre de ne pas aller chez l'esthéticienne toutes les semaines. de nous ouvrir ton coeur. de continuer quand même à faire des blagues idiotes. d'insinuer que je peux quand même squatter ta vie.
ah oui! et merci d'avoir parlé de moi six fois..;o) (hihihi...)
bon, alors, je nous souhaite de bien salser. (en blanc et en short)
et toi, de bien dater.
xxx
MAISMAISMAIS, j'ai jamais dit que j'avais besoin de personne. (sur un air connu...)
:]
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