lundi 24 novembre 2008

Ma job

Je viens de passer plus d'une semaine à travailler 11h jour pour le Salon du Livre. Avec 2x30min de pause.
11h à replacer des piles de littérature pour enfants alors que ces mêmes sales gosses sont devant, derrière toi, entre tes jambes et presque sur tes épaules et te détruisent innocemment ton oeuvre d'art à mesure que tu la dessine.
11h à essayer de trouver le titre d'un roman au nom de son personnage, à un résumé de l'intrigue, au prénom de l'auteur, à la photo de couv'.
11h à rester debout (non, pas assis) à surveiller les têtes en l'air qui partent en oubliant de payer les 5 livres qu'ils ont sous la main.
11h à mater, à dévisager, à niaiser.
11h à demander à mes collègues qui était ce gars/cette fille pour qui des lecteurs étaient prêts à faire la file pendant près d'une heure. C'est comme ça que j'ai connu Bruno Blanchet, Ricardo, Soeur Angèle, Bob le Chef (tous très sympa, d'ailleurs, pas comme un certain Marc Lvy, qui avait l'air de se faire bien ch*er. On va attribuer ça au décalage horaire.
11h à trouver des prétextes pour quitter mon stand et voir d'autres éditeurs, jaser avec les gars que je reverrais jamais plus (je vous hais!), balancer des CVs (résultats hélas mitigés) et me faire dédicacer des livres que j'ai appréciés (Burquette, de Desharnais) que je vais adorer (Mes aventures d'apprenti chevalier presque entièrement raté, M. Clark) que je devais avoir (Chroniques du plateau Mont-Royal, Tremblay) et lire (Syngué Sabour, A. Rahimi)
11h à me faire peloter le gras du bras par mon chef de stand.
En gros, 11h vraiment épuisantes, pour un résultat assez décevant.

Mais comment ai-je eu ce job, me demanderez-vous?
Facile, j'ai téléphoné au directeur marketing d'une maison d'édition qui m'a demandé après 30 secondes de le tutoyer, qui m'a annoncé qu'il n'avait pas de place pour moi mais qu'il aimerait quand même me rencontrer pour discuter. Quand même. Autour d'un lunch. Strange.
Anyway. J'y vais. Les Montréalais sont tellement courtois.
Lunch à l'italien du coin. On parle de tout, de rien. Gardez en tête que j'ai toujours l'optique qu'il s'agit d'un rdv pro, et j'essaie de placer mes compétences, mon expérience, mon objectif. Etc.
J'ai tenu 10 minutes avant d'épuiser mon sujet. Puis on a parlé du Québec, de ce que je cherchais , de ce que j'avais trouvé. Puis d'amour, de sexualité. *Sigh*
C'était censé être un entretien d'embauche pour un job qu'il n'avait pas en premier lieu, et c'est devenu un psyshow de Cyrille.
Sûrement la plus embarassante, surréaliste, inadéquate entrevue que j'ai eue.

Mais d'abord, comment ai-je eu le numéro de cet étrange mais néanmoins très sympathique homme?
Tout a commencé par une soirée dans un bar où m'avait emmené Erika avant qu'on aille shaker our booties in a danceclub. Et c'est là qu'elle m'a présenté à ce journaliste d'un certain âge qui....

Ok, on va s'arrêter là pour ce soir, je suis crevé, il neige dehors, ça tient!
Fini le transitoire! Une nouvelle période de mon expérience montréalaise commence!

1 commentaire:

La Souris a dit…

bon, là, t'as plus aucune excuse pour ne pas écrire sur ce blog!