mercredi 29 octobre 2008

Comment bien réussir votre Halloween pour presque rien.

1/ Créez une ambiance.


Une sorcière éclatée sur votre plancher de salon fera toujours effet.



(Et à ceux qui argueront que le plus bel effet aurait été de l'applatir sur le mur de mon balcon qui donne sur une des avenues les plus passantes de Montréal, je dirais que Dollarama n'a pas inclus de tape avec sa sorcière. Et que du tape, sur des briques, quand il neige, ben, haha, vous me faites bien rire.)

Ajoutez des courges ici et là.




Déguisez votre Homer en Schtroumpf des Chutes du Niagara.




Une chauve-souris Nana sera le "plus" authentique, atypique et typique qui fera crever de jalousie vos amis.


C'est bon, vous êtes fins prêts. Ou presque. Maintenant, le plus dur, le plus long, le plus jouissif.


2/ Faites l'amour à votre citrouille.


Munissez-vous d'une tendre lame.




(Ayoir l'air d'un tueur fou à lier est un plus. Rappelez-vous pour quelle occasion vous faites tout ce merdier.)
(La prochaine fois, préférez un vrai couteau à un couteau Ikéa.)

Otez délicatement sa corolle et contemplez l'interieur de son humidité visqueuse.






Farfouillez minutieusement. Il faut être ferme, mais aussi doux. C'est le plus dur et le plus long à faire. Etape importante s'il en est.






Extasiez-vous. C'est un délice à la Fort-Boyard, sauf qu'il y a pas de clé, et Passe-Partout n'est pas là pour faire son truc avec ses doigts que Yann sait si bien imiter.

Dessinez les traits de votre dulcinée puis commencez à graver ces adorables expressions.






Sculptez ses formes tel un nouveau Pygmalion.


Vous y êtes.



Maintenant présentez l'élue de votre coeur à vos amis. Vous pouvez en être fier. You did it.





Les amis!



Je vous présente JANUS!



Premières neiges!


Pour ceux qui diront que la 1ère vraie neige est tombée mardi dernier matin, je réponds "pas vu, pas pris".

Sinon, au cours de cette soirée, j'ai fait d'autres découvertes tout aussi fracassantes.

Mes Converse ne supportent pas l'eau.

Le Parc Lafontaine de nuit est vraiment fourbe. Ou plutôt, les arbres du parc le sont, quand ils essaient pas de nous séduire, ils se vengent en cachant de grosses flaques d'eau sous leurs feuilles d'automne...

Je l'ai appris à mes défauts. Par trois fois.

Sinon, il s'est passé quelque chose d'encore plus merveilleux, mais j'attends les photos pour en reparler. Quel susssssssspense. Stay tuned.

dimanche 26 octobre 2008

Un café et l'addition.

1 Litre de sangria à la maison

4 Shooters (peut-être 5)

3 Smirnoff ice (mmmmframboise)

3 Heures de "danse" intensive.

1 Asiatique qui me tire les cheveux et me titille le bout de gras (non, pas ça, pervers, ma poignée d'amour!)

4 Amis avec qui se trémousser et passer un bon moment.

=

1 Nuit ma foi bien sympathique, une première à renouveler assez tôt. Ca ne se compte pas.



(Ouais, je sais, j'ai pas d'imagination ni de créativité. Je blâme ça sur ma gueule de bois. =P )


Maintenant, place aux photos.


(j'aime bien celle-là. hehe.)








(j'adore celle-là!!!!)



(Alors là, Ala, t'es censée être là. A droite.
On te reconnaît à ton sourcil droit.)



(je vois effectivement comme un air de famille ;))


(c'est comme ça qu'on danse au Sky, Mesdemoiselles!)


(Wèè)








mardi 21 octobre 2008

Ca a commencé avec beaucoup de tension, et qui dit 'tension' dit 'stress'.

Elle allait venir, elle venait me visiter.

Il fallait être le bon fils, prouver que j'avais fait le bon choix, que j'aimais ma ville, que je la connaissais par coeur.
Donc beaucoup de pression sur mes frêles épaules. Surtout qu'elle n'arrivait pas seule...

Heureusement, je m'étais rodé avec Léo et Régis, sympathiques cobayes qui ont participé volontairement à mon Marathon Erable '08.

Enifn. J'appréhendais, et visiblement, j'avais (en grande partie) tort.

C'est sûr, il y a eu quelques couacs.
La tour de l'Horloge fermée, le Vieux Port mauribond, le quartier chinois aussi passionnant que d'habitude... Le premier jour était plutôt bof. Heureusement que les queues de Castor ont été là pour nous réconforter! ^^
C'est sûr, ça peut mettre mal à l'aise d'aller au Kilo du Village un vendredi à 21h, mais hey! Elles avaient voulu voir le quartier gay! On fait pas la rue Sainte Catherine le mardi à 15h...
C'est sûr, payer trois billets pour le Biodôme et se rendre compte qu'on y est une heure après que les portes se soient fermées, c'est un peu rageant (mais surtout stupide, j'en conviens)
C'est sûr, ma mère pense que Ala et Erika sont deux fragments de mon imagination, mais elle a vu Franck et Marie, donc ça va, elle me croit fou (mais pas trop)

Mais à part ça, en gros, tout a roulé comme sur des roulettes.
Le parc Jean Drapeau de nuit, avec une belle vue sur le Downtown. Et un petit aperçu de la faune locale. Fi des ratons-laveurs et des loutres, vive les renards et les Lémurs de Madagascar (c'est plus dans le Sud de Montréal, vers Longueuil)
Outremont. "Où ils sont? Où ils sont? Oh! Yen a un là! Tu crois que je peux le prendre en photo?"
Westmount. "Ouais! Visiblement, eux, connaissent pas la crise..."
La Banquise. "MMMMMM. Qu'est-ce qu'elle est bonne, ma salade! Et toi Annie, ton omelette? Et toi, Cyrille......? EWWWW! Qu'est-ce que c'est laid de près!" (Oui, j'aurais jamais dû leur montrer une photo avant qu'on y aille.)
La part de gâteau au Rockaberry. "Oh mon dieu. Jamais j'arriverai à finir ça après ma salade de la Banquise." 3 minutes après. "Ah bah, là, si en fait." (Exactement le même refrain qu'au Bilboquet)
Le Mont-Royal. Le parc Lafontaine. Le Jardin Botanique. Le marché Jean Talon. Les mamans aiment la nature et les écureuils et l'été indien et les arbres verts, jaunes, oranges et rouges.
L'Intermarché de l'avenue Mont-Royal. Notamment les Oreos, le pain de Première Moisson et le café Van Houtte. (Oui, elles ont ramené de tout ça dans leurs valises)

Et Québec. "Un peu trop touristique quand même. Plus que Montréal. Moins d'âme, moins de passion, moins de personnalité."
Les Chutes de Montmorency. L'île d'Orléans. Le Chemin du Roy.

Et bien évidemment, les Chutes du Niagara. Première pour moi comme pour elles.




Impressionnantes mais qu'est-ce qu'on raque. Piège à touristes qui nuit totalement au charme du site. Mais bon, se faire mouiller en dessous de ce qui pourrait remplir un million de baignoires chaque seconde, on peut être aussi détaché que possible, ça fait quelque chose. On s'en fout de ressembler à Schtroumpf Grognon. Et être réveillé par le lever du soleil sur les chutes, c'est assez sympathique.




Au final, si on doit mesurer l'émerveillement au nombre de soupirs libérés, si on doit mesurer le bonheur au nombre de photos prises, en gros, si le fait de passer de bonnes vacances se mesure aux crampes et autres ampoules, et aux engueulades dans la voiture (pas de ma faute si ma mère est la pire copilote qui soit -_-) et aux yeux mouillés à l'aéroport, j'ai rempli ma mission. Haut la main.

Elles sont venues, elles ont vu, j'ai vaincu.

Alors pourquoi, vu que ma mère a vu ma ville et ma vie, vu qu'elle a compris pourquoi j'étais parti et m'a avoué qu'elle aurait bien aimé faire de même et qu'elle est elle aussi tombé en amour avec Montréal, pourquoi est-ce que moi aussi j'ai le coeur un peu gros?
Bon ok, vivre 15 jours avec sa mère, c'est exténuant, ça prend du temps et de l'énergie, et c'est peut-être dû au vide soudain que ça laisse.
Se retrouver seul, c'est un peu déprimant, après toutes ces émotions.
Enfin, "seul", c'est relatif. J'ai toujours mes amies imaginaires dans ma tête, hein? =P

Mais ça fait deux jours que je bouge à peine de mon lit. Après un week-end plus que rempli.
Pourtant j'ai des choses à faire.
Payer ma contravention (Oui, Yann, je pensais que c'était toi qu'était maudit, mais non. Dernier matin. Une heure avant que je rende la voiture. PAM! Parce que j'ai pas déplacé ma voiture entre 7h et 8h)
Acheter du dissolvant. (Oui, essayer le vernis à ongle d'Halloween avant Halloween, c'est ballot. Maintenant j'ai trois ongles noirs.)
Mais surtout SURTOUT chercher du travail. J'ai deux contacts dans deux maisons d'édition différentes. Pourquoi j'y vais à reculons?
Parce que j'ai pas envie de revenir à ce que je faisais en France?
C'est ce dont je suis de plus en plus certain. Je veux pas travailler dans l'édition, c'était pas un rêve, juste un chemin plus que rassurant. Une opportunité qui a duré...

MAIS ALORS QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE...
Pire.
QU'EST-CE QUE JE VEUX FAIRE...
Encore pire.
QU'EST-CE QUE JE VAIS FAIRE...

PFF. J'en sais rien. Et en attendant je reste dans mon lit. Et je regarde les factures s'empiler.
C'est passionnant.
^_^

mercredi 1 octobre 2008

Au fait.

Pour tous ceux qui ont des nouvelles de moi qu'à travers mon blog.

Depuis le 8 aout 2008 il s'est passé quelque(s) chose(s)
J'ai été squatté par une lionne et un snorkie.
J'ai donné ma démission enfin.
J'ai toujours des gros courants d'air dans ma chambre.
Je suis sans le sou, sans travail, sans futur, sans objectif.
J'ai fait le touriste pendant une semaine et inventé le marathon-on-s'arrête-juste-pour-prendre-une-photo.
J'ai fait ma première technoparade.
J'ai failli vomir ma bière à cause d'une attraction dans un bac-à-sable.
J'ai dansé sous l'orage et un homme de fer, pourtant, personne n'avait utilisé de Tahiti douche comme maracas.
J'ai réussi à faire mourir deux cactus.
J'ai trouvé un tiroir magique dans ma cuisine qui conserve le pain pendant un mois.
J'ai adopté Bibite Phoque, cousin de vous-savez-qui, en plus trognon.
J'ai été carté à l'entrée d'un cabaret de drag-queens.
J'ai passé 8h à boire de la bière et parler de tout et de rien.
J'ai failli foutre le feu à ma cuisine en faisant cuire des pates.
J'ai fait ma première fête de la bière en Belgique.
J'ai été à la journée d'initiation de MécGill.
J'ai des sucettes qui ressemblent à Yann, Julie, Clément, Léo, Arnaud, Léo, François, Régis.
J'ai une PS2.
Je suis devenu accroc à Will&Grace.


C'est dingue, ma vie paraît plus fun sur le papier qu'en vrai.





Débat de la rentrée.


4 semaines toutes rondes en France. Trop long ou trop court?

Trop courtes. Forcément.
On n'a pas le temps de voir tout le monde autant qu'on le voudrait, on n'a pas le temps de parler de tout ce qu'on voudrait, on n'a pas le temps de voir autant le pays qu'on le voudrait.
Donc, mes sincères excuses à tous ceux que je n'ai pas vus. A tous ceux que j'ai à peine croisés. A tous ceux que j'ai dit que j'allais voir, et finalement pas tenu ma parole.
On remet ça dans six mois.
On ira ensemble à Lyon voir mon zinc, on ira profiter d'Amsterdam ensemble, on ira au Mont-Saint-Mich' voir mon autre zinc, on ira voir mon oncle du côté de Toulouse, faire la bise à ma grand-mère, et plein de barbecues. On ira peut-être boire un café à Londres ou à Manchester, voire une sangria à Barcelona.
Car c'est tout ce que j'avais en tête pour ces quatres petites semaines.
Et finalement, ce que j'ai fait? Bu de la bière. Sorti le soir.
Mauvaise gestion de temps? Est-ce que ça surprend seulement quelqu'un?

Donc oui, 4 semaines, c'est bien trop long.
Surtout si on passe son temps à boire et à sortir.
Surtout si c'est pour se réveiller quotidiennement après 14h.
En deux semaines, tout aurait pu tenir.
Puis ça m'aurait évité de soupirer sur mon sort, d'être trop nostalgique de Montréal.
Ca m'aurait obligé à me bouger le cul, à profiter de chaque jour, sachant qu'il fallait que je profite à fond de la chance que j'avais de retourner chez moi. ou en France.
Mais surtout, surtour, ça m'aurait empêché de retourner à mes vieilles habitudes. Ca m'aurait empêché de me rattacher à mes amis, à ma famille. Ca m'aurait empêcher de réaliser combien ils m'étaient nécessaire et combien ils m'avaient manqué. En deux semaines, j'aurais été directement à l'essentiel, pas le temps de m'apesantir sur mon sort.
Ca m'aurait empêché d'être nostalgique de Paris on my way to Orly.

Donc, promis, la prochaine fois que je reviens sur Paris, c'est soit pour de bon, soit pour deux jours.