samedi 26 juillet 2008

Hier, le Jazz Festival. Aujourd'hui, le Festival Fantasia. Demain, Divers-Cités. Après-demain? Gueule de bois ou Hibernation.

Hé oui, ces dernières semaines n'ont pas été de tout repos pour ce pov petit Bizoo.
Mais il ne s'en plaint pas. Il a pas dormi beaucoup, il s'est épuisé au travail, il a passé ses soirées à gauche à droite, mais il se plaint pas, loin de là.

Ca a commencé tout doucement, un petit festival de jazz, tout ce qu'il y a de plus innocent. Spectacles en plein air, invité belge imprévu, et ma foi, quelques bonnes surprises.

Dans la catégorie Sensualité du Cap-Vert et Voix envoûtante et drummer de fou: Mayra Andrade.

Dans la catégorie Soul anglaise à la Craig David et meilleure reprise d'Alicia Keys: Nate James.

Dans la catégorie Blues qui sort des Tripes et Riff de guitare bien sentis: Adam Karch.

Dans la catégorie Musique du Monde, j'ai fait un succès ya dix dont presque personne ne s'en rappelle mais c'est pas grave je clôture le festival comme un malade: Mory Kanté.

Dans la catégorie Jazz latino fraternel trio qui marche et accroche: Sacbé.

Dans la catégorie OVNI inclassable autant dans le choix des chansons que dans le choix des costumes mais on s'en fout, on bouge notre cul sans s'en rendre compte: Nojazz.

Mais surtout, surtout, dans la catégorie Révélation, Sublimation, Elévation: The Lost Fingers.

Sérieusement, ils ont pas besoin de moi, mais, crisse, allez faire un tour du côté de leur myspace: ILS ONT CONQUIS TOUT LE MONDE!
http://www.myspace.com/thelostfingers

Puis après vint l'intermède Florence Foresti. Pur bonheur. Un peu de déception parce que je pensais avoir un show de la Première dame de France et en fait j'ai eu devant moi l'inauguration du Festival Juste Pour Rire devant moi. Et un défilé de talents humoristiques devant mes yeux. Les valeurs sûres. Stéphane Rousseau. Anthony Kavanagh. Les faibles. Arthur. Les bonnes surprises. Michael Gregorio, à l'allure d'un Mika déjanté, qui chante un opéra hallucinant et un solo de guitare bluffant rien qu'avec sa bouche. wow.
Puis bien sûr, Florence Foresti, égale à elle-même, avec notamment une imitation d'Amy Winehouse qui m'a fait (pisser) de rire. Dommage que la salle n'ait pas suivi.
Une bonne bonne soirée qui a remis du beaume au coeur à tous!

Sans transition, bam, le festival du film Fantasia, qui regroupe slash movies, cinéma asiatique, horror movies, films expérimentaux, serie Z².

On a eu l'espèce de série b aux beaux effets spéciaux. A moins que ce ne soit un film épique japonais dont l'intrigue tient sur un quignon de pain (et c'est difficile d'écrire sur du pain....)
The Empress and the Warriors. Des ralentis, des beaux costumes, des scènes de combats bien léchées, mais on l'a comprend pas, l'héroïne, puis tellement étouffé par des poncifs flagrants...

Puis le slasher movie qui se veut intelligent et subversif. On attaque l'extrémisme religieux, on tente de briser un tabou (le suicide) on mise sur de jeunes (et bons) acteurs. Mais on évite pas les caricatures (loin de là) et si le final est corrosif et assez jouissif (mais pas surprenant) le moyen pour y parvenir est lamentable. C'est From Within.

Vous vous rappelez le Projet Blair Witch? Et Cloverfield? Appliquez le même système de vue à la 1ère personne mais cette fois-ci au film de zombie espagnol et vous obtenez [Rec], certes c'est pas novateur, mais on ne peut pas dire que ce soit inefficace. A la fin, on se sent con, parce que les ficelles pour nous faie bondir sont grosses, mais le fait est là, on a passé plus de temps les yeux à moitié fermés que l'on aimerait bien l'avouer...

Repo...!? Une comédie musicale entre Blade Runner et le Rocky Horror. Avec le Giles de Buffy et la Paris de Hilton. Je suppose que c'est le genre de films qu'on aime ou déteste. Moi il m'a laissé plutôt froid... Mais première MONDIALE avec les acteurs (sauf les deux sus-mentionnés of course) et le réal. Standing ovation un peu hypocrite selon moi. Ou alors, j'étais pas dans le trip.

Une espèce de sous Harry Potter scandinave, avec la magie noire, les héros nubiles, le nécromant voleur d'âme... On nous promet du Burton, on ressort avec un film mignon quand on s'attarde pas sur les détails: Island of the Lost Souls.

Our Town. Où deux serial killers se partagent une ville, avec un simple flic pour les départager (tant qu'à faire, en les tuant tous les deux) Un polar asiatique très bien construit, complexe, surprenant, où à mesure que les fils se dénouent, on en apprend plus sur chacun et on réalise que tous ces fils relient les trois hommes ensemble. Situations inextricables, noeuds à prévoir.

Puis mes deux favoris.

Handle me with Care. Un mec à trois bras fait son voyage initiatique accompagné d'une fille aux gros seins. Et fait son deuil. Simple, donc efficace. Intelligent, réaliste, donc on adhère.

Et mon film à moi. Mon film. Celui qui m'a fait applaudir, pleurer (oui oui) rigoler tout haut et pleurer de joie (?) (oui oui) Gachi boy. C'est l'histoire indescriptible d'un jeune étudiant sans mémoire qui devient catcheur amateur. C'est immanquable, sincèrement, ya du comique, de l'action, du drame, de tout. Gachi Boy. Le film que vous ne vouliez pas voir parce que le nom était vraiment trop ridicule. TANT PIS POUR VOUS! Applaudissements nourris en fin de séance! Et bien mérités.

Donc voilà, 3 semaines loin de mon blog mais pour la bonne cause, pour oublier des petits soucis de propriétaires, pour oublier l'ennui du travail mais des collègues qui me font rester, pour oublier que je ne sais pas ce que je veux faire de mon 2009...

Et demain, demain, on danse, on danse, on danse, pour être bien crevé pour le retour en France.
Et en France ce sera quoi? La gueule de bois ou l'hibernation. Si c'est la gueule de bois, il faut guérir un mal par un mal, n'est-ce pas? Alors je compte sur vous! ;)

vendredi 4 juillet 2008

The word is out.

Visiblement mon blog is the next best thing in Montréal.

Je veux dire, il y a de plus en plus de monde qui le lisent, visiblement.

Je veux dire, Montréal sait que je suis prêt à dater de nouveau.

Je veux dire, après le gars qui me tombe littéralement dans les bras l'autre soir en boîte (merci qui, au fait?)

Après le punk grunge saoul qui m'offre une marguerite arraché d'un parterre deux mètres derrière lui, en esquivant habilement mon fameux "Non merci ça va aller" par un "Prends-la, c'est tout".

Après le gentil mais un peu obèse qui me dit que je suis "très beau garçon" et me suit pendant une vingtaine de mètres (qui bien sûr, m'ont semblé être des kilomètres) dans le vieux port en essayant de me faire la conversation.

Après l'arbre qui me fait du gringue.

C'est pas du n'importe quoi, mais (presque) PIRE.

C'est pourquoi je me sens obligé de préciser qu'un gars comme moi a ses standards. bah oui.

Pis, les filles, z'avez peur ou quoi?

Le Parc Lafontaine.

Sérieusement, c'est peut-être l'endroit que je préfère à Montréal.
C'est beau, c'est calme, ya des écureuils partout (et même un albinos!) des canards et des poussins, et parfois on y joue des bonnes pièces de théâtre (des fois)

En tout cas, j'y passe bien la moitié de mon temps libre, à bronzer et mater en prétextant lire quelque oeuvre hautement littéraire.
Cette semaine, La Maison aux Esprits d'Isabel Allende.

Enfin, quand il fait beau. C'est d'ailleurs devenu une sorte de running joke avec mes collègues. Quand je dis que je vais au Parc, ils savent tous qu'il va pleuvoir dans les prochaines deux heures.

En tout cas.

Ce que je veux dire, c'est que je n'ai pas envie que mon parc devienne "le parc aux arbres qui te susurrent d'une voix à peu près masculine 'Hey comeuh back' avec un fort accent français".
C'est pourquoi dorénavant, après une soirée sympa dans un bar sympa, j'éviterai de faire un détour sympa dans le parc pour rentrer chez moi, passé minuit.